L’arrêt de conduite des véhicules : on continue !

Arret de conduite on continue
Après l’AG du 8 décembre, après l’audience du 8 décembre,
après la « note de service du 9 décembre » : L’arrêt de conduite des véhicules :
on continue !

Ce jeudi 8 décembre, nous nous sommes réunis à 250 à la réunion d’information syndicale organisée par le comité d’action et la CGT. De presque tous les ateliers, des agents sont venus. 250 agents présents, mais qui représentent la majorité des agents des ateliers de la DPA. L’assemblée générale a discuté de la mobilisation en cours.

Des agents ont témoigné :

« Nous sommes de l’atelier 16. Nous allons sur les chantiers à pied. S’il le faut, nous tiendrons encore 3 mois. »
« Dans notre atelier, tout le monde voulait venir. Le chef d’atelier a retenu 50% des agents ».

L’assemblée générale a décidé :

  • de poursuivre l’arrêt de conduite pour obtenir satisfaction sur nos revendications.
  • de demander une audience à la direction pour discuter de ces revendications.

La direction a accepté immédiatement de recevoir une délégation, composée de représentants des ateliers et de représentants syndicaux. L’audience a duré plus de 2h30. La délégation a commencé par rappeler l’ensemble des revendications :

  • Le non-paiement des PV, et le paiement pour toute perte de points, pertes de permis, surcoût de l’assurance voiture !
  • Une «prime de conduite à hauteur de 250 euros mensuel » : une valorisation indiciaire pour la conduite. 250 € : c’est ce que touchent les agents à la DPE ! Il faut l’égalité !
  • L'abandon de la mise en œuvre des tablettes numériques : c’est un moyen de faire faire toujours plus aux agents !
  • Le ratio promu-promouvable à 100% : que tous ceux qui remplissent les conditions puissent passer au grade supérieur

Mais aussi :

  • L'arrêt des suppressions de postes, l'arrêt de la polyvalence qui remet en cause nos métiers, l'arrêt des fusions de service et des restructurations, l’arrêt des déménagements
  • L’attribution de l’IFI (anciennement IFD) à tous les agents de la DPA : 17,50 € par agent ! Aujourd’hui certains la touchent, d’autres non, alors que tous font le même boulot. Pourquoi ?
  • Le refus de la mise en œuvre de PPCR : PPCR, c’est des pertes de salaires, car on met plus de temps à passer d’un échelon à un autre !
  • Le refus de la mise en œuvre de la RIFSEEP : c’est la fusion de toutes les primes

La délégation a également défendu le principe que les agents n’ayant pas le permis soit remboursé à 100% de leurs titres de transport.

Mme la directrice a commencé l’audience en expliquant : « 250 personnes dans le couloir de la Râpée, sur une population de 800, c'est extrêmement important. Cela fait longtemps que cela ne s'est pas vu ! », notant par là que la direction avait bien conscience qu’il y avait un vrai problème.
Pour résumer, la directrice a expliqué qu’elle ne pouvait s’engager pour donner satisfaction aux revendications, qu’elle allait en discuter avec les élus de la municipalité. Elle a conclu en disant qu’elle transmettrait un engagement écrit.

Aussi, quelle ne fut pas notre surprise que, dès le lendemain, les agents prennent connaissance d’une note dans les services, note signée par la directrice de la DPA  >>> Voir fichier joint ci-dessous

Cette note stipule :

Cette note n’a pas de valeur. Pourquoi ?

La note dit que « le refus de conduire les véhicules de service affecte le fonctionnement normal et la qualité du service. » Mais conduire ne figure pas dans la fiche de poste ! Il n’y a aucune obligation statutaire ! On n’exige par le permis pour recruter un AT ou un ATP en atelier ! On ne peut ordonner à un agent de prendre un véhicule, celui-ci peut l’utiliser ou non pour se rendre sur chantier.

Le simple bon sens n’atteint visiblement pas la direction : certains agents ne conduisent pas, car ils n’ont pas le permis…seront-ils eux aussi sanctionnés ? Verront-ils eux aussi leurs indemnités diminuées ? S’agit-il de discriminer des agents ?

Cette note doit être retirée !

Pendant les 2h30 qu’ont duré l’audience, la direction n’a à aucun moment évoqué de « sanctions disciplinaires » pour les agents ne conduisant pas, ni de sanctions financières !

Cette note ne peut signifier que deux choses :

  • d’abord, la volonté de faire peur aux agents, par la répression, la menace de sanctions.
  • la direction parle de dialogue social, mais dans les faits n’est-ce pas un double langage : d’un côté ce que la direction dit en audience, et de l’autre ce qu’elle fait une fois l’audience finie ?

La direction aurait donc l’intention d’entamer des sanctions disciplinaires et financières contre les plus de 300 agents en arrêt de conduite ? C’est faire preuve d’un manque de sang-froid. Nous espérons que la direction retrouve ses esprits, et souhaite retrouver le chemin de la discussion avec les organisations syndicales et les agents. Nous nous adressons à M Baudrier, élu en charge de la direction de la DPA : cautionne-t-il cette note de service ?

Pour notre part, en l’absence de toute avancée sur les revendications, nous nous en tenons aux décisions de l’AG : poursuite de l’arrêt de conduite !
 

Mis en ligne le 12 décembre 2016  |  Dernière mise a jour 12 décembre 2016