Poursuite de l’arrêt de conduite ! ... Grève le mardi 24 janvier

Grève DPA 24 janvier

Le 10 janvier, 150 agents, de différents ateliers ont décidé la grève et la manifestation
le mardi 24 janvier prochain !

RDV à 9h45 sur le parvis de l’Hôtel de Ville

Le mardi 10 janvier, ce sont 150 agents qui se sont rassemblés en Assemblée Générale, à l’initiative de la CGT et du comité d’action des délégués d’atelier. 

L’assemblée a permis de faire le point sur la situation : une demi-douzaine d’ateliers sont toujours à 100 % d’arrêt de conduite malgré les menaces de sanctions de la part de la direction, près d’une quinzaine d’ateliers sont dans l’action !

Devant l’absence de réponses de la direction et de l’élu Jacques Baudrier à nos revendications, nous décidons la grève et le rassemblement le mardi 24 janvier, à 9h45 sur le parvis de l’Hôtel de Ville, pour les revendications suivantes : une « prime » de conduite comme à la DPE, de 250 € par mois ; le non paiement des PV ; l’abandon des smartphones ; l’abandon de PPCR et de la RIFSEEP.

Des agents témoignent : « la direction parle de la voiture, mais nous on parle du conducteur, du stress au volant, du mal de dos, de tous les problèmes engendrés par la conduite, sans aucune compensation ». Mais aussi : « la mise en place de PPCR, cela signifie que le concours que j’ai passé : il ne vaut rien ! », « PPCR, on a perdu des échelons, on n’aura pas le même déroulé de carrière »

Poursuite de l’arrêt de conduite !

Grève le mardi 24 janvier

RDV à 9h45 sur le parvis de l’Hôtel de Ville !

Faites grève 1 heure, une demi-journée, une journée ! Vous serez comptabilisés comme gréviste !

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Le vendredi 13 janvier, la direction de la DPA reçoit une délégation, constituée de délégués d’ateliers (ateliers 5, 6, 7 ; 14 ; 17 ; 18) avec la CGT.

Au cours de l’audience, la direction explique qu’elle avait organisé la veille une rencontre avec l’élu en charge de la DPA Jacques Baudrier, et M. Chotard, responsable de tous les personnels de l’administration parisienne. Mais les invitations en direction de la CGT ne sont pas parties…

Au verso, la suite du compte-rendu de l’audience du vendredi 13 janvier avec la direction de la DPA

La direction a insisté sur le fait que cela montre « l’attention » portée par la direction aux revendications des agents. Sauf que dans les faits…très peu d’avancée !

1)    La direction a expliqué qu’elle avait comparé avec d’autres directions qui comprenaient des adjoints techniques, et que le niveau de prime de la DPA était supérieur à ceux de la DJS, de la DEVE, ou de la DVD. La délégation a souligné la comparaison avec les régimes de primes en vigueur à la DPE, de 12,50 € de l’heure, c’est-à-dire 250 € par mois !

ð La direction propose d’ouvrir une discussion dans le cadre de la mise en place de la RIFSEEP, et donc de procéder à une « différenciation » entre conducteurs et non conducteurs…la délégation a expliqué qu’elle n’était en aucun cas pour une diminution des primes attribuées aux non conducteurs ! En tout cas, aucune garantie de la part de la direction sur une quelconque prime…

2)    Sur les PV : la direction a affirmé que ce n’est pas aux agents de payer pour des stationnements gênants. Des stages de récupération de points existent, avec prise en charge financière par la mairie de Paris et sur le temps de travail. Un agent a interpellé la direction, en expliquant que beaucoup d’agents ne connaissent pas de ce dispositif ! Des agents ont perdu des points sans avoir pu les récupérer !

3)    La délégation a demandé d’abandonner le déploiement des smartphones. Elle a souligné l’inquiétude des agents, qui s’inquiètent des conditions de santé, alors que la direction n’a fait aucune information à ce sujet. Mais aussi l’intensification du travail à quoi doit conduire l’introduction des smartphones, le flicage, et les suppressions de postes d’agents de maîtrise qui se profilent…enfin, il faut rappeler qu’il n’est pas demandé aux agents de savoir utiliser un tel outil informatique !

4)    La direction a réaffirmé que nous n’étions pas un service d’urgence. Elle a également expliqué qu’il n’y a pas de pression pour se déplacer plus vite : 90% des dépannages sont faits dans la journée ! « Je vous remercie de nous avoir alerté » a ainsi dit la directrice. Mais la direction a fini l’audience en expliquant qu’elle allait procéder à un « dégrèvement mineur » sur la partie fixe du contrat d’objectif !!!

Cela signifie donc que la direction :

-       Remet en cause son engagement sur le fait que les contrats d’objectifs sont collectifs par atelier !

-       Et se met « hors la loi » en voulant sanctionner financièrement des agents ! Elle n’en a pas le droit !

Enfin, cela signifie que la direction cherche à faire peur aux agents, que ce mouvement d’arrêt de conduite la met en difficulté ! Cela a amené la délégation à estimer qu’il était plus que jamais nécessaire de continuer le mouvement !

Zoom : le contrat d’objectif fait partie de l’IAT 3. L’IAT 3 est décomposée entre une part « variable » et une part « fixe ». La part fixe est d’un montant de 525 € par an. Ainsi, c’est sur cette partie que la direction compte procéder à un « dégrèvement mineur ».

Mais alors, ce dégrèvement représenterait combien : 50 € ? 100 € ? 150 € ? Des agents, à la suite de cette annonce, expliquent : « pour cette somme-là, je ne conduis plus ! ». 

 

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Mis en ligne le 20 janvier 2017  |  Dernière mise a jour 20 janvier 2017